PROJET PASSERELLES

jeudi 1er juin 2017

L’association Danser sans frontières (qui a pour objectif de faire communiquer et rapprocher par la danse des personnes de diverses origines et des groupes en conflit, organiser et diriger des projets qui créent un lieu de partage et de rencontre commun par la danse) a réalisé un projet intitulé « passerelles ». Cela a démarré par deux semaines d’échanges culturels, artistiques et humains entre un groupe de 12 jeunes de Rillieux-La-Pape et un groupe de 24 danseurs israélo-palestiniens, la première fois en France et la deuxième fois en Israël. La directrice de cette association est la chorégraphe Sharon Eskenazi.

Le Centre Chorégraphique National de Rillieux-La-Pape dirigé par le chorégraphe Yuval Pick a accueilli le projet « Passerelles » dans ses murs en février 2015. Sharon Eskenazi étant l’assistante de Yuval Pick au CCNR. Par ce projet le CCNR a souhaité faire découvrir une expérience singulière de danse qui donne à réfléchir, à penser, à débattre sur le « vivre ensemble et le faire ensemble ». De plus le CCNR a la volonté de créer une ouverture à l’art et à la culture en s’appuyant sur la rencontre entre des artistes et des élèves.

Il a donc été décidé de faire partager l’expérience « passerelles » de DSF à nos lycéens en organisant un débat autour de la diffusion du film relatant le voyage et les rencontres. Poursuivi ensuite en partenariat avec le CCNR par une ouverture à la culture artistique pour les élèves par le biais de la mise en place d’atelier de mise en mouvement et par la découverte de pièces chorégraphiques directement au CCNR avec les danseurs professionnels permanents.

Les élèves écoutent les consignes de Sharon Eskenazi

Atelier de mise en mouvement

Représentation au CCNR

Bilan de ce projet :
La danse et en particulier la danse contemporaine est un univers très éloigné de celui de nos élèves. Nous pensions qu’il ne serait pas évident de les faire adhérer à un projet éloigné de leurs préoccupations, mais l’introduction de ce projet par le film « passerelles » et la découverte de jeunes comme eux qui ont comme passion la danse a contribué à l’acceptation de cette découverte.

Les ateliers de mise en mouvement ont permis aux élèves de découvrir qu’ils pouvaient communiquer avec le corps, de façon individuelle, en groupe, être dans l’échange sans avoir besoin de se parler. Découvrir les personnes autrement. Ils ont pu développer une certaine créativité dans les mouvements, sans se soucier du jugement d’autrui.

Le projet « passerelles » présenté dans le film permet aux élèves de prendre connaissance d’une expérience de mélange de deux groupes de danse : l’un français et l’autre israélo-palestinien. Les élèves découvrent l’entente qu’il règne dans ces deux groupes malgré les différences de culture, les conflits. Comment chacun réussit à dépasser ses idées reçues pour se retrouver autour d’une passion commune : la danse.